mercredi 27 mai 2009

Nouvelles de Siam Reap

Quelques petites nouvelles en passant pour ceux qui s'inquiéteraient...

Je suis actuellement au Cambodge, plus précisément à Siam Reap, petite bourgade surtout célèbre pour sa proximité avec les temples d'Angkor.
Il me faudra sans doute très longtemps pour publier toutes les photos que j'ai prises aujourd'hui, entre Angkor Vat, les 216 têtes de Banyon ou les ruines recouvertes d'une végétation luxuriante qui parsèment le site.
La nourriture en vaut la peine, les filles aussi, la bière locale malheureusement beaucoup moins. Les paysages de rizières, parsemées ça et là de maisons sur pilotis ou de pagodes atypiques sont tout simplement superbes.

Et il va tout de même être temps d'aller dîner... promis, je mets à jour ce blog à mon retour.

dimanche 10 mai 2009

Dans les collines parfumées

Vendredi fut l'occasion (renouvelée) d'une journée de team building. (ceux qui ignorent tout de ces grandes activités peuvent toujours se reporter à ce billet. Il s'agissait cette fois-ci d'explorer les collines parfumées.


J'avoue ne pas avoir fait preuve d'un grand discernement, et d'avoir décidé de tenter l'aventure du bus à l'heure de pointe pour aller dans le nord-ouest de Pékin, sachant que j'habite au nord-est et qu'entre les deux se trouve la grande zone technologique de la cité, particulièrement sujette aux embouteillages.



Autant dire que, deux heures et demi après mon départ, j'étais soulagé de descendre enfin d'un bus type bétaillère. Autant dire aussi que mes collègues ne m'avaient pas attendu.


Bref, après quelques difficultés pour trouver l'entrée, j'ai finalement pu pénétrer dans ce havre de sérénité. J'ai passé la journée entre temples en ruine, cascades, pavillons et longs escaliers bordés d'érables. Le lieu est particulièrement courru des Pékinois à l'automne, quand les arbres y prennent des couleurs pourpres paraît-il magnifiques.


L'après-midi fut particulièrement calme, consacré à la lecture au soleil dans ce cadre de rêve.


mercredi 15 avril 2009

Retour à Chengdu

Il n'y a pas à dire, le Sichuan est vraiment une région agréable.

Ce week-end fut donc l'occasion de retrouver l'ami David et à profiter de la douce ville de Chengdu.

Autant le dire, nous ne fûmes pas particulièrement actifs durant ces deux jours.



Près du système d'irrigation de DuJiangYan


Repos, piscine, massages et tasses de thé bues le long de la rivière constituèrent notre ordinaire.

J’ignore pourquoi (l’air humide, la placidité des habitants), mais nous ressentions un calme rare – ce qui explique sans doute également la réputation ‘paresseuse’ de la ville. A vrai dire, nous nous comportâmes presque comme des pandas : manger, un semblant d’effort, dormir, etc.


Dave qui a repris des couleurs


Un (court) après-midi passé dans l’une des multiples maisons de thé du Parc du Peuple, entre pièces d’eau et arbres en fleurs résumait parfaitement notre état d’esprit : déguster et apprécier le moment présent – Epicure aurait sans doute aimé le Sichuan : plaisir simple et délicieux.


Parc du Peuple


D’autant que les filles de Chengdu étaient encore plus mignonnes que dans mon souvenir…

vendredi 10 avril 2009

Fainéantise

En attendant le week-end, je me sens d'humeur aussi travailleuse qu'un député UMP au moment de voter une loi sur le droit des producteurs à abuser des auteur, ou bien encore que ces ravissantes créatures en plein action:




Et c'est avec plaisir que je vais les rejoindre ce soir :)

jeudi 9 avril 2009

Saison des voyages

Après quelques mois occupés à renacler et ronger mon frein dans mon petit appartement de Wangjing, à passer mes week-ends sans quitter Pékin, il est temps que je me bouge le cul et recommence à explorer un peu la Chine.

Ce week-end tout d'abord, petit voyage à Chengdu (oui, j'y suis déjà allé) pour voir l'ami David, si d'aventure il parvient à s'extirper des griffes de la banque mondiale. Ce sera sûrement l'occasion d'aller voir les systèmes d'irrigation plus anciens encore que nos aqueduc gallo-romains, et qui fonctionnent toujours.

La semaine suivante, direction Hangzhou pour profiter des cerisiers en fleurs au bord du lac de l'Ouest.

Le premier Mai ne sera sûrement pas la bonne période pour faire du tourisme en Chine (comme n'importe quelle période de congés ici), mais ce sera toujours une bonne occasion de découvrir les contrées alentour.

Action Time :)

mardi 24 février 2009

Retour à Pékin...

Une fois de plus, je reprends la plume après un fort long silence...

Après un trop court séjour en France, je suis de retour à Pékin, abandonnant les joies du VIE pour goûter au fruit plus amer du contrat local. Enfin, c'est la crise et il faudra bien la passer.
L'astrologie chinoise est d'ailleurs assez intéressante: cette année est celle du Buffle, ce qui signifie en général une période difficile qu'il va falloir endurer en attendant les jours meilleurs. On peut difficilement mieux décrire la situation.

Le fait d'être sous contrat avec une entreprise chinoise réserve en général quelques surprises.

Par exemple le fait de devoir changer de banque (ou au moins ouvrir un compte ailleurs) pour aller chez le partenaire de l'entreprise. C'est bien parti pour être ma troisième ouverture de compte en moins de deux ans, avec son lot de tampon à la clé.

Il y a aussi la fiche de renseignements qui présente des 'spécificités chinoises': en plus des classiques âge, études, expérience professionnelle, il faut aussi préciser ce que font tous les autres membres de la famille (en incluant le numéro de téléphone de l'employeur), indiquer l'emplacement des archives (j'imagine la tête du fonctionnaire qui devra chercher Mennecy dans un annuaire), ou encore le 'political background'... J'ignorais qu'il fût possible d'avoir des opinions politiques dans les environs de Pékin, mais il s'agit probablement du nombre d'années passées dans les rangs du Parti. Au final mon statut d'étranger m'évite quand même de répondre à toute ces questions.

A part ça, rien de bien nouveau. Il a neigé goulument la semaine dernière, ce qui correspondait aux premières précipitations en trois mois et demi... la plus longue sécheresse depuis 38 ans, ce qui annonce encore une joyeuse année.

jeudi 4 décembre 2008

Jours paisibles et matins calmes

Mon séjour à Séoul se termine...

J'ai eu l'occasion d'explorer les rues de la villes, d'expérimenter les brochettes, en-cas et autres pâtisseries vendues dans la rue.

On peut voir un peu partout dans les rues de la capitale coréenne des hommes habillés de rouge agitant sans cesse une cloche. J'ai appris par mes collègues qu'ils font partie d'associations caritatives recueillant des fonds à l'approche de Noël...

Car Noël est proche. J'imagine que c'est une évidence pour n'importe quel occidental, mais j'avais complètement oublié l'approche de la Nativité, tant elle ne fait pas recette à Pékin. A Séoul au contraire, on commence à voir beaucoup de décorations rouges et de sapins.

Mes collègues m'ont promis de me faire découvrir des spécialités culinaires coréennes demain. J'ai cru comprendre que cela incluerait le Sujo, alcool local - j'espère juste qu'il ne sera pas aussi ignoble que l'infâme Baijiu chinois.

mardi 2 décembre 2008

Seoul encore

Seconde journée en Corée. J'ai vu pour la première fois depuis dix ans quelqu'un qui faisait une minute de silence (visiblement un benedicite silencieux) avant de se jeter sur sa pitance. Je dois dire que j'ai été assez surpris du comportement des Coréens à table. Ils mangent très vite et ne parlent quasiment pas pendant le repas, reportant plutôt les discussions aux différentes pauses café. Le thé semble avoir moins de succès là-bas.

Je dois dire que Séoul correspond vraiment à l'idée que je me faisais des mégalopoles asiatiques avant de partir pour Shanghai: hi-tech, extrêmement lumineuses la nuit, avec tout un mélange de restaurants, de bars, de vendeurs de snacks (brochettes, pâtisseries, tubercules en sauces, etc.).

Question hi-tech, j'ai pu voir ce dont je n'avais qu'entendu parler en France: les portables servant de pass pour le métro (on en discutait déjà dans ma première année d'école, mais on n'a pour autant que je sache jamais dépassé le stade de l'expérimentation).

A part ça j'ignore si c'est mon charme naturel ou l'effet de la fatigue, mais c'est bien la première fois que, prenant le bus pour rentrer à l'hotel, je sens une ravissante collègue s'endormir contre moi.

J'ai aussi été surpris par la discipline des Coréens. On trouve des places réservées dans le métro pour femmes enceintes et personnes âgées. Même dans une rame remplie à ras bord, personne ne s'assied à ces places. Stupéfiant pour qui a passé ces dernières années en France ou en Chine.

lundi 1 décembre 2008

Premier jour en Corée

Me voilà enfin au bout de ma première journée de travail en Corée (enfin, presque à la fin, puisque mes collègues chinois continuent de me harceler sur MSN pour analyser leurs problèmes...)

Journée sacrément enrichissante dans tous les cas.

J'ai eu l'occasion de goûter enfin la cuisine coréenne. Elle n'est pas aussi abjecte qu'on me l'avait annoncée, ni suffisamment pimentée pour me faire reculer. Mes collègues n'en revenaient pas. Il semble qu'un occidental qui apprécie la cuisine épicée soit contraire à tout ce qu'on a pu leur enseigner.

Le pays lui-même est vraiment valloné. Depuis mon hotel jusqu'au site d'Anyang à quelques dizaines de kilomètres de là, des collines ocres et brumes parsemaient le paysage.

Le prosélytisme religieux semble sacrément actif. J'ai pu voir un peu partout des églises adventistes, pentecôtistes, etc. Visiblement, l'armée américaine est arrivée accompagnée de ses missionnaires il y a cinquante ans.

Grand moment de Mister Bean aussi lorsque je me suis retrouvé face à des toilettes doté de télécommande aussi complexes qu'un cockpit de Rafale, avec les explications en Coréen. Evidemment, mes tendances geek m'ont poussé à toucher tous les boutons, avec des effets aussi variés que le réchauffement du siège, les brises chaudes ou le jet d'eau en charge de masser mon fondement. Avec l'éternel question: mais comment arrête-t-on tout ça... Je n'en dirais pas plus pour protéger ma dignité.

J'ai aussi tenté l'aventure de la navette et du métro - moderne, rapide, suffisamment spacieux pour ne pas être serré comme des sardines. J'étais visiblement le seul occidental dans la rame. Voilà qui m'a rappelé mes première journées à Shanghai.
Ce fut aussi l'occasion d'observer un petit peu les Coréens. Bon, surtout les Coréennes, je l'avoue. Elégantes, toujours maquillées, et se promenant avec des gadgets hi-tech à faire frémir d'envie bon nombre de nerds.

Il me reste quelques slides à compléter, avant d'aller explorer un peu la nuit pékinoise.

En attendant, une petite photo depuis ma chambre. C'est brumeux et on ne voit pas aussi bien que prévu les collines du lointain, mais pas si désagréable que ça.


dimanche 30 novembre 2008

Arrivée à Séoul

Et me voilà donc arrivé au Pays du Matin Calme.

L'occasion de visiter deux aéroports ultra-moderne: le Terminal 3 de Beijing, mis en place pour les JO, et l'aéroport d'Incheon, non loin de Séoul. Je me suis rendu compte à ce moment-là que Roissy tenait encore bien la comparaison.

L'arrivée en Corée m'a fait la même impression que l'arrivée dans bon nombre de villes chinoises: il y a des caractères partout que je ne comprends pas, des types qui m'accostent pour me proposer un taxi, et de ravissantes hotesses.

Evidemment, la première chose que j'ai faite en arrivant à l'aéroport de Séoul fut de chercher un distributeur pour récupérer quelques spécimens de monnaie locale. Et là, quand mes demandes répétées pour tirer de l'argent de mon compte français se sont soldées par des échecs cuisants sur l'ensemble des distributeurs de l'aéroport, j'ai commencé à prendre peur. J'étais dans un pays étranger, où je ne connaissais personne, avec un hotel à plus d'une heure et demi de route et sans un denier en poche. Bon moment d'angoisse.

Après un peu de réflexion, je me suis rendu compte que j'utilisais le code de ma carte chinoise sur ma carte française... j'aurais bien aimé un message d'erreur un peu plus explicite que 'tentative refusée'.

Dûment doté d'un matelas de Won (1 euro vaut environ 1800 won, autant dire qu'on utilise des petites coupures de 10 000 ), je suis parti en quête d'un taxi officiel. Et là, coup de chance juste en sortant: un bus arrive, s'arrête devant moi, et annonce comme terminus mon hotel. Grand confort, siège en cuir et ceinture de sécurité - l'antipode de la Chine. J'ai surtout été surpris lorsque le chauffeur s'est incliné devant les passagers avant de prendre le volant: me voilà devant une autre culture encore différente de celles que j'ai pu rencontrées.

La nuit m'a empêché d'admirer le paysage, mais il y a eu notamment une traversée de viaduc qui laisse espérer de jolies vues dans les jours qui viennent...

vendredi 28 novembre 2008

Instance de départ

Quelques nouvelles pour ceux et celles qui s'inquiètent de ne plus en avoir.

Je pars la semaine prochaine passer quelques jours en Corée pour le boulot, à Anyang juste à côté de Séoul. L'occasion pour moi de découvrir une nouvelle capitale asiatique, et de voir si les Coréens sont aussi bosseurs qu'on le dit - ma chef chinoise m'a déjà conseillé de ne pas suivre leurs horaires...

La mission économique locale (dont je dépens) et mon entreprise nous envoient des tas de mails pour nous dire que les voyages en Thailande et en Inde (en particulier à Bangalore) sont tous remis à plus tard - pas de problème a priori pour Seoul.

Petit effet de bord: la mission économique locale a utilisé, pour la première fois depuis que je suis ici, les adresses personnelles de tous les VIE de Pékin. J'imagine que cela ne devait pas se produire souvent, car la conséquence immédiate a été un flux de pub, offres d'emploi et autre demande de soutien pour le noël des enfants Ningxia... Certains ont eu l'occasion de se faire un joli carnet d'adresse.

Au vu du nombre de demande de contact que je reçois ces derniers temps via copains d'avant et autre, il semble qu'il y ait de plus en plus de monde prêt à tenter l'aventure chinoise en ces temps de crise.

mercredi 26 novembre 2008

Tours

Petite balade le week-end dernier près dans le quartier des tours du Tambour et de la Cloche. L'air est froid et sec. Les rues sont pleines de monde, profitant visiblement des derniers jours d'automne.

Une légende raconte que la fille du fondeur de la cloche s'est jeté dans le bronze pour qu'il soit de qualité suffisante. Il me semble déjà avoir rencontré semblable légende à Nanjing. C'est en tout cas révélateur de la pensée confucionniste, qui place le respect pour le supérieur (père, patron, dirigeant) en valeur cardinale.

Tour du tambour


Tour de la cloche

vendredi 14 novembre 2008

Au fil de la plume

Presque quinze jours sans blogger... Il va falloir penser à corriger tout cela.

A vrai dire, rien d'important dans ma vie ces derniers temps: pas de grandes découvertes, de coup de gueule ni de voyage. Et pas vraiment envie d'écrire.

La vie suit gentiment son cours. La crise touche aussi la Chine, souvent plus méchamment qu'ailleurs même si la croissance à 8% rend envieux le reste du monde: la bourse de Shanghai a perdu 70% de sa valeur en un an, entraînant avec elle des millions de Chinois qui y avaient placé une grande partie de leurs économies. Sale temps pour les retraités notamment. Hong Kong et Shenzhen ne vont guère mieux. Et les plans de relance ne produisent guère l'effet voulu.

L'euro a perdu près de 20% par rapport au yuan ces deux derniers mois... juste à l'approche du moment où je dois payer mes trois mois de loyer... Joie et allégresse (je n'aurais pas la naïveté d'imaginer que les indemnités de VIE augmentent en conséquence)

Je découvre un peu plus ce à quoi ressemble la vie à Pékin en automne. Agréable durant la journée, glaciale parfois pendant la nuit. Circulation infâme... aller en centre-ville en sortant du boulot tient de la folie furieuse. Les voitures sont toutes recouvertes d'une épaisse pellicule de poussière et de sable du désert de Gobi.

dimanche 2 novembre 2008

Team building

J'ignore s'il existe une traduction française 'officielle' pour ce type d'activité. Pour les heureux qui n'ont jamais participé à ce genre de choses, il s'agit de prendre un certain nombre d'individus travaillant pour la même compagnie, souvent sur le même projet, et de les lâcher dans la nature sous les ordres d'un adjudant sadique pour se livrer à nombre d'activités plus ou moins respectables afin de tisser des liens et, au final, d'être plus productifs.

Dans mon cas, je me suis retrouvé quelque peu embrigadé par une de mes mignonnes petites chefs d'équipe

- Emmanuel, do you have anything planned this week-end?
- Well, not exactly (ce qui veut dire en général manger, dormir, sortir, éventuellement blogger et lire)

- We have team-building activities next Saturday, do you want to come with us?


Et là, forcément, comme elle m'a fait un joli sourire, je me suis retrouvé le samedi matin à l'aube dans un bus en partance vers le nord (l'autoroute conduisant à Chengde, je suis sûr que certains lecteurs se rappellent de l'avoir vu de loin...)
L'un des grands avantages de Pékin par rapport à Shanghai est la proximité de la nature. Après une petite demi-heure de route depuis nos locaux, le paysage ressemble plus ou moins à cela:

Pas vilain quand même...

Dès le début, nous fûmes séparés en deux groupes, les Aigles et les Phoenix, chacun avec notre drapeau. Mon instinct geek m'a fait immédiatement imaginé les activités de paintball, type 'Capture the Flag' qui allaient s'ensuivre. Tout faux.

Ce fut plutôt de l'agro-branche à la chinoise, à savoir des activités de courses au milieu des arbres, sur ponts de corde, dans des tunnels, etc. Par rapport à ce que j'avais pu expérimenté en France, tout était beaucoup moins en altitude... mais en contrepartie il n'y avait aucune protecction hormis les filets de sauvetage.

Il faudrait que j'arrête de prendre des poses sur toutes les photos

Il y eut aussi de grands moments tyroliennes. Par grand vent. Avec des panneaux indiquant 'Poids maximum 80kg' Même si j'en suis bien loin maintenant, je dois avouer que je n'étais pas si rassuré que ça sur la sécurité de l'ensemble - le matériel chinois est précédé généralement d'une réputation douteuse. J'étais mauvaise langue, il n'y a pas eu de problème.

Saultes et collines... ça fait toujours du bien

A part ça, un petit peu de course de tonneaux, d'escalade, de tir à l'arc et autres activités du même tonneau. Autant dire que je suis depuis ce matin dans un état lamentable, mais que je garde de tout cela de bons souvenirs néanmoins... en attendant que notre photographe diffuse les images compromettantes.


jeudi 30 octobre 2008

Circulation Pékinoise

Je me sens d'humeur à continuer à raconter ma petite vie.

Comme le savent mes lecteurs de longue date, j'ai la chance, grâce à ma charmante secrétaire, d'avoir un appartement à quinze minutes à pied du boulot - le rêve pour quiconque a dû régulièrement affronté l'A86 ou la N118 aux heures de pointe.

Je traverse quelques résidences, à côté des plans d'eaux et des chinois pratiquant leurs exercices matinaux, qui avec des sabres, qui avec des éventails. Il m'arrive de longer une école proche et de voir tous les écoliers dans la cour se livrant eux aussi à leurs exercices matinaux rythmés par les haut-parleurs.
Je passe devant quelques petits restaurants, boulangeries (si, si), garages et autres spa.

Et là j'arrive à l'infâme carrefour de 广顺北大街 et de 望京北路, deux des principales rues de Wangjing. Quand je dis rues, je veux dire par là deux de ces 2x3 voies escortées de contre-allées dont l'une est alimentée (et alimente) l'un des périphériques de la cité. Autant dire un beau noeud de circulation. Nous sommes à Pékin, donc tout cela est géré par quelques feux tricolores auxquels on rajoute les règles usuelles de circulation en Chine: les feux ne comptent pas lorsqu'on veut tourner à droite (corrolaire de cette règle: quel que soit la ville de Chine où vous vous trouvez, un passage piéton est un lieu dangereux sur lequel la plus grande prudence est nécessaire).

Et chaque matin se déroule devant moi ce spectacle chaotique, comprenant taxis en retards, deux-roues en tout genre (vélos classique, mini-vélos, vélos électriques, scooters, motos) ayant pour point commun de considérer que le code de la route ne s'applique pas à eux et qu'ils sont invincibles, vélos tirant des carioles emplies à ras-bord, navettes amenant leur contingent d'ingénieurs dans les entreprises de télécommunications alentour, et piétons cherchant, envers et contre tout, à traverser au pas de course puisque les feux ne restent pas au vert suffisamment longtemps pour franchir ces rues en marchant. Tout cela au rythme assourdissant des klaxons.
Parfois, tout se calme lorsqu'un deux-roues est renversé et que son propriétaire voltige à quelques mètres (c'est objectivement rare, mais j'y ai déjà assisté - pas trop de dommage en général).

Il m'arrive aussi d'apercevoir des éléments plus exotiques: carioles tirées par des mulets, ou bien vélos tirant une remorque elle-même reliée au vélo de l'épouse tirant elle-même une seconde remorque: vive l'esprit de famille.